La scène se passe en Provence (à Fayence très exactement).
Début d'après-midi : je prends le premier prétexte venu pour prendre ma bécane et aller faire une petite virée perso : acheter des bâtons de randonnée pour ma douce. Je file jusqu'à Grasse où je tourne et je vire pour trouver le Décathlon. J'achète les fameux bâtons, et je me fais plaisir sur la route du retour en pensant : "dépêche toi, va pas tarder à pleuvoir" (la seule journée pluvieuse du mois !).
Miracle : je passe à travers toutes les gouttes. En arrivant à Fayence, quelques traces d'humidité sur la route et mon sens de l'observation des plus aigus me laissent à penser qu'il a plu avant que j'arrive.
Précision technique indispensable : le chemin qui mène à la maison est, d'une part très raide, et d'autre part recouvert de terre depuis que le voisin a creusé une tranchée pour faire passer des tuyaux. Le dit-chemin était précédemment (c'est à dire l'an dernier) empierré, et sans terre.
Donc j'arrive au bas du chemin qui est humide. Première. On monte tranquillement ... jusqu'au moment où l'arrière de la moto passe devant, et où je me couche au ralenti. Sur le moment, j'ai rien compris !
Après analyse de la situation, la terre (qui est glaise, la salope !) s'est accumulée sur le pneu avant jusqu'à bloquer la roue avant, ce qui a eu pour effet de faire passer la roue arrière à un endroit qui ne lui est pas naturel : devant.
Et j'ai tombé !
Les boules !!!!
Appel au secours du beauf qui fumait son cigare tranquillement allongé sur sa chaise longue, ... et remontage de mon Street Bob mètre par mètre (1 heure pour faire 60 mètres).
Conclusion : 4 heures de nettoyage pour un résultat même pas correct.
2 rayures : une sur le pot arrière (toute petite et presqu'invisible), et une sur mon tibia gauche (presqu'invisible aussi).
Dès le lendemain : visite chez le voisin et négociation pour que le chemin soit à nouveau empierré.
Moralité : la terre glaise, ça glisse.
Moralité 2 : la terre glaise, ça colle !

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L'important c'est les valeurs !
